4 hadiths sur Laylat al-Qadr :
la rechercher et invoquer

Rechercher les nuits impaires, consacrer du temps à la prière et apprendre la demande de pardon enseignée à Aisha.

4 hadiths authentiquesFrançais & arabeSources et références

Laylat al-Qadr, souvent appelée la nuit du Destin, occupe une place particulière dans Ramadan. La sourate al-Qadr la décrit comme meilleure que mille mois. Les hadiths répondent à des questions concrètes : quand la rechercher, que faisait le Prophète ﷺ à la fin du mois et quelle invocation a-t-il enseignée à Aisha ?

Trois récits d’al-Bukhari et un récit d’Ibn Majah sont expliqués ici. Ils orientent vers la recherche de cette nuit, la prière et la demande de pardon. Ils ne désignent pas une date civile valable pour tous les ans : la période concernée est celle des dernières nuits de Ramadan.

Sommaire de l’article

La rechercher dans les nuits impaires des dix dernières

Le contexte du récit

Aisha rapporte cette recommandation du Messager d’Allah ﷺ.
Parole prophétique Traduction du sens

« Recherchez Laylat al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. »

Traduction du sens
Lire le texte arabe

تَحَرَّوْا لَيْلَةَ الْقَدْرِ فِي الْوِتْرِ مِنَ الْعَشْرِ الأَوَاخِرِ مِنْ رَمَضَانَ

Comprendre ce hadith

Le hadith indique les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. Il ne désigne pas ici la vingt-septième nuit comme l’unique nuit à rechercher chaque année.

Prévoir du temps chaque nuit de cette période permet de poursuivre la recherche sans tout miser sur une date. Regardez vos horaires avant le début de la dernière dizaine pour savoir quels moments vous pouvez consacrer à la prière et à l’invocation.

Une veillée calme et émouvante peut être précieuse sans constituer la preuve que vous avez identifié Laylat al-Qadr. Le calendrier sert à reconnaître les nuits de Ramadan ; une émotion personnelle ne permet pas de trancher la date. Si une soirée vous échappe, les autres nuits restent devant vous.

À la fin du mois, le Prophète réveillait aussi sa famille

Le contexte du récit

Aisha décrit ce qu’elle observait chez le Prophète ﷺ lorsque commençaient les dix derniers jours de Ramadan.
Observation d’Aisha Traduction du sens

« Lorsque commençaient les dix derniers jours, le Prophète serrait son pagne, faisait vivre sa nuit et réveillait sa famille. »

Traduction du sens
Lire le texte arabe

كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا دَخَلَ الْعَشْرُ شَدَّ مِئْزَرَهُ، وَأَحْيَا لَيْلَهُ، وَأَيْقَظَ أَهْلَهُ

Comprendre ce hadith

Aisha décrit un effort accru à la fin de Ramadan. « Faire vivre sa nuit » signifie la consacrer à l’adoration. Dans son commentaire de ce récit, Ibn Uthaymin expose deux sens de « serrer son pagne » : s’abstenir des relations conjugales et redoubler d’effort dans l’adoration. Il indique que les deux sens peuvent être réunis.

La mention de la famille montre que le Prophète ﷺ cherchait aussi à faire participer ses proches à ces nuits. À la maison, convenir ensemble du moment où l’on souhaite être réveillé peut être utile : l’un peut souhaiter prier tôt, l’autre dans la dernière partie de la nuit.

Répartir la garde des enfants, les repas et le rangement donne à plusieurs personnes la possibilité de prier. Ce sont des choix d’organisation à discuter selon les besoins du foyer, sans faire porter à une seule personne toute la préparation des veillées.

Pour organiser cet effort, relisez aussi les droits du corps et de la famille dans le récit de Salman.

Prier avec foi et dans l’espoir du pardon

Le contexte du récit

Abu Hurayra transmet une parole qui réunit deux promesses : celle qui concerne la prière de Laylat al-Qadr, puis celle qui concerne le jeûne de Ramadan. L’extrait ci-dessous est la première partie de ce hadith.
Parole prophétique Traduction du sens

« Celui qui prie durant Laylat al-Qadr avec foi et dans l’espoir de la récompense verra pardonnés ses péchés passés. »

Traduction du sens d’un extrait
Lire le texte arabe

مَنْ قَامَ لَيْلَةَ الْقَدْرِ إِيمَانًا وَاحْتِسَابًا غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

Comprendre ce hadith

La promesse porte sur une prière accomplie avec foi et dans l’espoir de la récompense d’Allah. Le qiyām désigne ici la prière nocturne : rester éveillé ne suffit pas, à lui seul, à décrire cet acte.

Une soirée peut se remplir de vidéos et de messages sur les mérites de cette nuit sans laisser beaucoup de temps pour prier. Mettre le téléphone hors de portée pendant le moment choisi aide à consacrer réellement ce temps à la prière.

Le pardon annoncé permet d’espérer même lorsque le mois a été imparfait. Le texte n’exige pas d’avoir réussi toutes les nuits précédentes pour se présenter maintenant à la prière. Pour les questions de repentir et de torts envers autrui, les textes complémentaires sont expliqués dans le guide sur Ramadan.

Sur le pardon espéré, consultez le hadith du jeûne et les textes sur les péchés et les droits d’autrui.

« Ô Allah, Tu es Celui qui pardonne et Tu aimes le pardon »

Le contexte du récit

Aisha pose une question précise au Messager d’Allah ﷺ : que doit-elle demander si elle rencontre Laylat al-Qadr ? Il lui enseigne cette invocation. Le récit est classé sahih selon Darussalam dans la référence Ibn Majah 3850.
Invocation enseignée par le Prophète à Aisha Traduction du sens

اللَّهُمَّ إِنَّكَ عَفُوٌّ تُحِبُّ الْعَفْوَ فَاعْفُ عَنِّي

« Ô Allah, Tu es Celui qui pardonne et Tu aimes le pardon ; pardonne-moi donc. »

Traduction du sens d’un extrait
Aide à la prononciation

Allāhumma innaka ‘afuwwun tuḥibbu l-‘afwa fa‘fu ‘annī.

Transcription indicative du texte arabe.

Comprendre ce hadith

Aisha demande quoi dire ; le Prophète ﷺ lui enseigne une demande de pardon courte. L’invocation commence par s’adresser à Allah en évoquant Son pardon et le fait qu’Il aime pardonner, puis elle formule la demande personnelle : pardonne-moi.

Dans la version d’Ibn Majah citée ici, le mot karīm ne figure pas entre ‘afuwwun et tuḥibbu ; nous conservons cette formulation exacte. La transcription dépliable aide à un premier apprentissage, mais l’arabe reste la référence pour les mots.

Vous pouvez apprendre la phrase avant les dernières nuits et en relire le sens. Si vous savez déjà la réciter, prenez le temps de comprendre ce que vous demandez, plutôt que laisser les mots défiler par habitude.

Aisha lie sa question à la rencontre de Laylat al-Qadr. Le Prophète lui enseigne une demande de pardon, sans fixer de nombre de répétitions. Ces mots peuvent accompagner la recherche de la nuit ; il n’est pas nécessaire d’attendre un signe ou une émotion particulière pour demander pardon.

Pour le sens de la demande, lisez aussi demander à Allah avec détermination.

En pratique

Sources

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