3 hadiths sur le salam et la salutation
Répandre le salam entre musulmans, saluer ceux que l’on connaît et ceux que l’on ne connaît pas, et accueillir aussi les enfants.

Saluez-vous seulement les personnes que vous connaissez ? Les enfants présents reçoivent-ils eux aussi votre salutation ?
Ces trois hadiths enseignent à répandre le salam, la salutation de paix, entre musulmans. Ils relient le salut à l’amour entre croyants, demandent de saluer aussi les inconnus et montrent le Prophète ﷺ saluant des enfants.
Sommaire de l’article
Commencer le salam sans attendre l’autre
Le contexte du récit
Abu Hurayra rapporte que le Messager d’Allah ﷺ lie l’entrée au Paradis à la foi, puis la foi à l’amour mutuel. Il indique ensuite une action qui favorise cet amour : répandre la salutation.« Vous n’entrerez pas au Paradis tant que vous ne croirez pas, et vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas. Ne vous indiquerais-je pas une chose qui, si vous la faites, vous fera vous aimer ? Répandez le salam entre vous. »
Lire le texte arabe
لاَ تَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ حَتَّى تُؤْمِنُوا وَلاَ تُؤْمِنُوا حَتَّى تَحَابُّوا، أَوَلاَ أَدُلُّكُمْ عَلَى شَىْءٍ إِذَا فَعَلْتُمُوهُ تَحَابَبْتُمْ أَفْشُوا السَّلاَمَ بَيْنَكُمْ
Comprendre ce hadith
Le Prophète ﷺ recommande le salam comme un acte qui aide les croyants à s’aimer. Il demande de le répandre : ne pas le réserver aux personnes avec lesquelles on a déjà l’habitude de parler.
En arrivant dans un groupe, levez les yeux de votre téléphone et saluez assez distinctement pour être entendu. Vous pouvez commencer sans attendre qu’un autre le fasse.
Saluer aussi ceux que l’on ne connaît pas
Le contexte du récit
Abdullah ibn Amr ibn al-As raconte qu’un homme demande au Prophète ﷺ ce qu’il y a de meilleur dans la pratique de l’islam. Sa réponse réunit le fait de nourrir et celui de saluer :« Tu donnes à manger et tu adresses le salam à celui que tu connais comme à celui que tu ne connais pas. »
Lire le texte arabe
تُطْعِمُ الطَّعَامَ، وَتَقْرَأُ السَّلاَمَ عَلَى مَنْ عَرَفْتَ، وَعَلَى مَنْ لَمْ تَعْرِفْ
Comprendre ce hadith
La réponse mentionne deux actes : donner à manger et saluer ceux que l’on connaît comme ceux que l’on ne connaît pas. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir déjà été présenté à quelqu’un pour lui adresser le salam.
Lors d’une rencontre entre musulmans, saluez aussi le nouveau venu qui reste seul. Vous pouvez ensuite vous présenter ou lui proposer une place, au lieu de parler uniquement avec vos amis.
À lire aussi : prévoir une part du repas pour ses voisins.
Saluer les enfants en passant près d’eux
Le contexte du récit
Le récit rapporte que Anas ibn Malik passe devant des enfants et les salue. Il explique ensuite pourquoi il le fait en rappelant la conduite du Prophète ﷺ.« Il passa devant des enfants et les salua, puis dit : « Le Prophète ﷺ faisait cela. » »
Lire le texte arabe
أَنَّهُ مَرَّ عَلَى صِبْيَانٍ فَسَلَّمَ عَلَيْهِمْ وَقَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَفْعَلُهُ
Comprendre ce hadith
Anas salue les enfants qu’il rencontre et explique qu’il a vu le Prophète ﷺ faire ainsi. L’adulte commence donc le salut ; il ne le réserve pas à ceux de son âge.
Anas transmet cet exemple par son propre geste, puis par une explication courte. À la maison ou lors d’une visite, inclure les enfants dans la salutation est une manière simple de suivre cet enseignement. Laissez-leur le temps de répondre ; le moment peut servir à apprendre la salutation sans les exposer à une remarque humiliante devant tout le monde.
En pratique
- Vous arrivez dans une assembléeSaluez les personnes présentes en leur accordant votre attention.Relire le lien entre salam et affection
- Un nouveau venu reste à l’écartAdressez-lui le salam et présentez-vous si la situation s’y prête.Lire la réponse du Prophète
- Vous rendez visite à une familleIncluez les enfants dans votre salutation et laissez-leur le temps de répondre.Lire l’exemple d’Anas
Sources
- Sahih Muslim · 54aCommencer le salam sans attendre l’autre
- Sahih al-Bukhari · 6236Saluer aussi ceux que l’on ne connaît pas
- Sahih al-Bukhari · 6247Saluer les enfants en passant près d’eux