Sahih al-Bukhari · Livre 23 · Les Funérailles (Al-Janâ'iz)
Sahih al-Bukhari · كتاب 23 · كتاب الجنائز
'Umar partit avec le Prophète (ﷺ) et un groupe de personnes vers Ibn Saiyad, jusqu’à ce qu’ils le voient jouer avec des garçons près des buttes de Bani Mughala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté et ne nous remarqua pas jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) le touche de la main et lui dise : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad demanda au Prophète (ﷺ) : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) refusa et dit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Ensuite, il lui dit : « Qu’en penses-tu ? » Ibn Saiyad répondit : « Des véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu es confus à ce sujet. » Puis il lui dit : « J’ai gardé quelque chose en tête pour toi, peux-tu me dire ce que c’est ? » Ibn Saiyad répondit : « C’est Al-Dukh (la fumée). » Le Prophète (ﷺ) dit : « Que tu sois humilié ! Tu ne peux pas dépasser tes limites. » À ce moment-là, 'Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « S’il est lui (c’est-à-dire le Dajjal), tu ne pourras pas le vaincre. Et s’il ne l’est pas, cela ne sert à rien de le tuer. » (Ibn 'Umar ajouta :) Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) retourna avec Ubai bin Ka'b au jardin de palmiers où Ibn Saiyad séjournait. Le Prophète (ﷺ) voulait entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant qu’il ne le voie, et il l’aperçut allongé, couvert d’un drap, d’où l’on entendait des murmures. La mère d’Ibn Saiyad vit le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il se cachait derrière les troncs des palmiers. Elle appela Ibn Saiyad : « Ô Saf ! (c’était le nom d’Ibn Saiyad) Voici Muhammad. » À ce moment, Ibn Saiyad se leva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si cette femme l’avait laissé (si elle ne l’avait pas dérangé), alors Ibn Saiyad aurait révélé la réalité de son cas. »
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ انْطَلَقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي رَهْطٍ قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ، حَتَّى وَجَدُوهُ يَلْعَبُ مَعَ الصِّبْيَانِ عِنْدَ أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ ابْنُ صَيَّادٍ الْحُلُمَ فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ ثُمَّ قَالَ لاِبْنِ صَيَّادٍ
" تَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ ". فَنَظَرَ إِلَيْهِ ابْنُ صَيَّادٍ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ. فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ فَرَفَضَهُ وَقَالَ آمَنْتُ بِاللَّهِ وَبِرُسُلِهِ. فَقَالَ لَهُ " مَاذَا تَرَى ". قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُلِّطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ " ثُمَّ قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي قَدْ خَبَأْتُ لَكَ خَبِيئًا ". فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ هُوَ الدُّخُّ. فَقَالَ " اخْسَأْ، فَلَنْ تَعْدُوَ قَدْرَكَ ". فَقَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَضْرِبْ عُنُقَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنْ يَكُنْهُ فَلَنْ تُسَلَّطَ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْهُ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ ". وَقَالَ سَالِمٌ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ انْطَلَقَ بَعْدَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ إِلَى النَّخْلِ الَّتِي فِيهَا ابْنُ صَيَّادٍ وَهُوَ يَخْتِلُ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ ابْنُ صَيَّادٍ فَرَآهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ مُضْطَجِعٌ، يَعْنِي فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ أَوْ زَمْرَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ يَا صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُ ابْنِ صَيَّادٍ ـ هَذَا مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم. فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ". وَقَالَ شُعَيْبٌ فِي حَدِيثِهِ فَرَفَصَهُ رَمْرَمَةٌ، أَوْ زَمْزَمَةٌ. وَقَالَ إِسْحَاقُ الْكَلْبِيُّ وَعُقَيْلٌ رَمْرَمَةٌ. وَقَالَ مَعْمَرٌ رَمْزَةٌ.
Référence : Sahih al-Bukhari 1355Réf. dans le livre : Livre 23, Hadith 108
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