Sahih al-Bukhari · Livre 28 · Sanction de la Chasse en Pèlerinage
Sahih al-Bukhari · كتاب 28 · كتاب جزاء الصيد
Mon père partit (pour La Mecque) l’année d’Al-Houdaybiya, et ses compagnons prirent l’Ihram, mais lui non. À ce moment-là, on informa le Prophète (ﷺ) qu’un ennemi voulait l’attaquer, alors il continua sa route. Pendant que mon père était avec ses compagnons, certains d’entre eux riaient ensemble. (Mon père dit) : « J’ai levé les yeux et j’ai vu un âne sauvage. Je l’ai attaqué, poignardé et attrapé. J’ai ensuite demandé de l’aide à mes compagnons, mais ils ont refusé de m’aider. (Plus tard) nous avons tous mangé sa viande. Nous avions peur d’être séparés du Prophète (ﷺ), alors je suis parti à sa recherche, faisant galoper mon cheval parfois et le laissant aller lentement à d’autres moments, jusqu’à ce que je rencontre un homme de la tribu des Bani Ghifar à minuit. Je lui ai demandé : “Où as-tu laissé le Prophète (ﷺ) ?” Il répondit : “Je l’ai laissé à Ta’hun et il avait l’intention de se reposer à As-Suqya à midi.” J’ai suivi la piste et rejoint le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tes compagnons t’envoient leurs salutations et demandent la bénédiction d’Allah sur toi. Ils ont peur d’être laissés derrière, alors attends-les, s’il te plaît.” J’ai ajouté : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai chassé un âne sauvage et j’ai un peu de sa viande avec moi.” Le Prophète (ﷺ) a dit aux gens d’en manger, bien qu’ils étaient tous en état d’Ihram.
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ، قَالَ انْطَلَقَ أَبِي عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ فَأَحْرَمَ أَصْحَابُهُ، وَلَمْ يُحْرِمْ، وَحُدِّثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ عَدُوًّا يَغْزُوهُ، فَانْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَبَيْنَمَا أَنَا مَعَ أَصْحَابِهِ يَضْحَكُ بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ، فَنَظَرْتُ فَإِذَا أَنَا بِحِمَارِ وَحْشٍ، فَحَمَلْتُ عَلَيْهِ، فَطَعَنْتُهُ، فَأَثْبَتُّهُ، وَاسْتَعَنْتُ بِهِمْ، فَأَبَوْا أَنْ يُعِينُونِي، فَأَكَلْنَا مِنْ لَحْمِهِ، وَخَشِينَا أَنْ نُقْتَطَعَ، فَطَلَبْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَرْفَعُ فَرَسِي شَأْوًا، وَأَسِيرُ شَأْوًا، فَلَقِيتُ رَجُلاً مِنْ بَنِي غِفَارٍ فِي جَوْفِ اللَّيْلِ قُلْتُ أَيْنَ تَرَكْتَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ تَرَكْتُهُ بِتَعْهِنَ، وَهُوَ قَائِلٌ السُّقْيَا. فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَهْلَكَ يَقْرَءُونَ عَلَيْكَ السَّلاَمَ وَرَحْمَةَ اللَّهِ، إِنَّهُمْ قَدْ خَشُوا أَنْ يُقْتَطَعُوا دُونَكَ، فَانْتَظِرْهُمْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَصَبْتُ حِمَارَ وَحْشٍ، وَعِنْدِي مِنْهُ فَاضِلَةٌ. فَقَالَ لِلْقَوْمِ
" كُلُوا " وَهُمْ مُحْرِمُونَ.
Référence : Sahih al-Bukhari 1821Réf. dans le livre : Livre 28, Hadith 1
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