Sahih al-Bukhari · Livre 55 · Les Testaments (Wasiyyah)
Sahih al-Bukhari · كتاب 55 · كتاب الوصايا
Mon père est tombé en martyr le jour de la bataille d’Uhud. Il a laissé six filles et des dettes à rembourser. Quand la saison de la récolte des dattes est arrivée, je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu sais que mon père est tombé en martyr à Uhud et qu’il avait beaucoup de dettes. J’aimerais que les créanciers te voient. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, rassemble les différents types de dattes et mets-les en tas séparés. » J’ai fait ainsi et je l’ai appelé. En le voyant, les créanciers ont commencé à réclamer leur dû avec insistance. Quand le Prophète (ﷺ) a vu leur attitude, il a fait le tour du plus grand tas trois fois, puis s’est assis dessus et a dit : « Appelle tes compagnons (c’est-à-dire les créanciers). » Il a alors continué à mesurer et à leur donner jusqu’à ce qu’Allah ait remboursé toutes les dettes de mon père. Par Allah, cela m’aurait suffi qu’Allah rembourse les dettes de mon père même si je n’avais rien gardé pour mes sœurs. Mais par Allah, tous les tas étaient intacts, et j’ai regardé celui où le Messager d’Allah (ﷺ) était assis et j’ai vu qu’il n’en manquait pas une seule datte.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ، أَوِ الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ عَنْهُ حَدَّثَنَا شَيْبَانُ أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ فِرَاسٍ، قَالَ قَالَ الشَّعْبِيُّ حَدَّثَنِي جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ أَبَاهُ اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ، وَتَرَكَ سِتَّ بَنَاتٍ، وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا، فَلَمَّا حَضَرَ جِدَادُ النَّخْلِ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ عَلِمْتَ أَنَّ وَالِدِي اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا كَثِيرًا، وَإِنِّي أُحِبُّ أَنْ يَرَاكَ الْغُرَمَاءُ قَالَ
" اذْهَبْ فَبَيْدِرْ كُلَّ تَمْرٍ عَلَى نَاحِيَتِهِ ". فَفَعَلْتُ ثُمَّ دَعَوْتُهُ، فَلَمَّا نَظَرُوا إِلَيْهِ أُغْرُوا بِي تِلْكَ السَّاعَةَ، فَلَمَّا رَأَى مَا يَصْنَعُونَ أَطَافَ حَوْلَ أَعْظَمِهَا بَيْدَرًا ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ جَلَسَ عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " ادْعُ أَصْحَابَكَ ". فَمَا زَالَ يَكِيلُ لَهُمْ حَتَّى أَدَّى اللَّهُ أَمَانَةَ وَالِدِي، وَأَنَا وَاللَّهِ رَاضٍ أَنْ يُؤَدِّيَ اللَّهُ أَمَانَةَ وَالِدِي وَلاَ أَرْجِعَ إِلَى أَخَوَاتِي بِتَمْرَةٍ، فَسَلِمَ وَاللَّهِ الْبَيَادِرُ كُلُّهَا حَتَّى أَنِّي أَنْظُرُ إِلَى الْبَيْدَرِ الَّذِي عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَأَنَّهُ لَمْ يَنْقُصْ تَمْرَةً وَاحِدَةً. قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ أُغْرُوا بِي يَعْنِي هِيجُوا بِي فَأَغْرَيْنَا بَيْنَهُمْ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ
Référence : Sahih al-Bukhari 2781Réf. dans le livre : Livre 55, Hadith 44
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