Sahih al-Bukhari #3075 · Le Combat dans la Voie d’Allah (Jihâد)

Sahih al-BukhariAbaya bin Rifaa
Sahih al-Bukhari · Livre 56 · Le Combat dans la Voie d’Allah (Jihâد)
Sahih al-Bukhari · كتاب 56 · كتاب الجهاد والسير
Mon grand-père, Rafi', a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ) à Dhul-Hulaifa, et les gens souffraient de la faim. Nous avons obtenu des chameaux et des moutons (comme butin) alors que le Prophète (ﷺ) était encore derrière les gens. Ils se sont dépêchés et ont mis les marmites sur le feu. Quand il est arrivé, il a ordonné de renverser les marmites, puis il a distribué le butin (entre les gens), considérant dix moutons comme équivalents à un chameau. Ensuite, un chameau s’est enfui et les gens l’ont poursuivi jusqu’à être épuisés, car ils avaient peu de chevaux pour le rattraper. Un homme a alors lancé une flèche et l’a arrêté (avec la permission d’Allah). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a dit : “Certains de ces animaux se comportent comme des bêtes sauvages, donc si un animal s’enfuit, agissez de la même manière.” Mon grand-père a demandé (au Prophète (ﷺ)) : “Nous espérons (ou craignons) rencontrer l’ennemi demain et nous n’avons pas de couteaux. Pouvons-nous abattre nos animaux avec des bâtons ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : “Si l’outil utilisé pour tuer fait couler beaucoup de sang et que le Nom d’Allah est prononcé lors de l’abattage, alors mangez-en (c’est permis), mais n’utilisez pas de dent ni d’ongle, et je vous explique pourquoi : une dent est un os (et il est interdit d’abattre avec un os), et un ongle est l’outil d’abattage des Éthiopiens.”
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبَايَةَ بْنِ رِفَاعَةَ، عَنْ جَدِّهِ، رَافِعٍ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِذِي الْحُلَيْفَةِ، فَأَصَابَ النَّاسَ جُوعٌ وَأَصَبْنَا إِبِلاً وَغَنَمًا، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُخْرَيَاتِ النَّاسِ، فَعَجِلُوا فَنَصَبُوا الْقُدُورَ، فَأَمَرَ بِالْقُدُورِ فَأُكْفِئَتْ، ثُمَّ قَسَمَ فَعَدَلَ عَشَرَةً مِنَ الْغَنَمِ بِبَعِيرٍ، فَنَدَّ مِنْهَا بَعِيرٌ، وَفِي الْقَوْمِ خَيْلٌ يَسِيرٌ فَطَلَبُوهُ فَأَعْيَاهُمْ، فَأَهْوَى إِلَيْهِ رَجُلٌ بِسَهْمٍ، فَحَبَسَهُ اللَّهُ فَقَالَ ‏
"‏ هَذِهِ الْبَهَائِمُ لَهَا أَوَابِدُ كَأَوَابِدِ الْوَحْشِ، فَمَا نَدَّ عَلَيْكُمْ فَاصْنَعُوا بِهِ هَكَذَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ جَدِّي إِنَّا نَرْجُو ـ أَوْ نَخَافُ ـ أَنْ نَلْقَى الْعَدُوَّ غَدًا وَلَيْسَ مَعَنَا مُدًى، أَفَنَذْبَحُ بِالْقَصَبِ فَقَالَ ‏"‏ مَا أَنْهَرَ الدَّمَ وَذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ فَكُلْ، لَيْسَ السِّنَّ وَالظُّفُرَ، وَسَأُحَدِّثُكُمْ عَنْ ذَلِكَ، أَمَّا السِّنُّ فَعَظْمٌ، وَأَمَّا الظُّفُرُ فَمُدَى الْحَبَشَةِ ‏"‏‏.‏
Référence : Sahih al-Bukhari 3075Réf. dans le livre : Livre 56, Hadith 280