Sahih al-Bukhari · Livre 65 · L’Exégèse Prophétique du Coran (Tafsîر du Prophète ﷺ)
Sahih al-Bukhari · كتاب 65 · كتاب التفسير
J'ai dit à 'Aisha, l'épouse du Prophète, alors que j'étais encore un jeune garçon : « Comment comprends-tu la parole d'Allah : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah." Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison d'Allah ou la 'Umra, de faire le va-et-vient (Tawaf) entre elles. À mon avis, il n'est pas pécheur de ne pas faire ce va-et-vient entre elles. » 'Aisha a répondu : « Ton interprétation est incorrecte, car si c'était comme tu dis, le verset aurait dû être : "Il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj ou la 'Umra à la Maison, de ne pas faire le va-et-vient entre elles." Ce verset a été révélé à propos des Ansar qui, à l'époque préislamique, allaient voir Manat (une idole) après avoir mis l'ihram, et elle se trouvait près de Qudaid (un endroit à La Mecque), et ils considéraient comme un péché de faire le va-et-vient entre Safa et Marwa après avoir embrassé l'islam. Quand l'islam est venu, ils ont interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet, et Allah a alors révélé : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah. Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison (d'Allah) ou la 'Umra, de faire le va-et-vient entre elles." »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ قُلْتُ لِعَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا يَوْمَئِذٍ حَدِيثُ السِّنِّ أَرَأَيْتِ قَوْلَ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا} فَمَا أُرَى عَلَى أَحَدٍ شَيْئًا أَنْ لاَ يَطَّوَّفَ بِهِمَا. فَقَالَتْ عَائِشَةُ كَلاَّ لَوْ كَانَتْ كَمَا تَقُولُ كَانَتْ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ لاَ يَطَّوَّفَ بِهِمَا، إِنَّمَا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الآيَةُ فِي الأَنْصَارِ، كَانُوا يُهِلُّونَ لِمَنَاةَ، وَكَانَتْ مَنَاةُ حَذْوَ قُدَيْدٍ، وَكَانُوا يَتَحَرَّجُونَ أَنْ يَطُوفُوا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، فَلَمَّا جَاءَ الإِسْلاَمُ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا}
Référence : Sahih al-Bukhari 4495Réf. dans le livre : Livre 65, Hadith 22
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