Sahih al-Bukhari · Livre 65 · L’Exégèse Prophétique du Coran (Tafsîر du Prophète ﷺ)
Sahih al-Bukhari · كتاب 65 · كتاب التفسير
Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un de ses voyages, et quand nous étions à Baida’ ou à Dhat-al-Jaish, un de mes colliers s’est cassé (et perdu). Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est arrêté pour le chercher, et les gens aussi. Il n’y avait ni point d’eau ni eau avec eux. Les gens sont donc allés voir Abu Bakr As-Siddiq et ont dit : « Ne vois-tu pas ce qu’a fait 'Aisha ? Elle a retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Abu Bakr est venu alors que le Messager d’Allah (ﷺ) dormait, la tête sur ma cuisse. Il m’a dit : « Tu as retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Il m’a réprimandée et a dit ce qu’Allah a voulu, et il m’a frappée sur le flanc avec sa main. Rien ne m’a empêchée de bouger (à cause de la douleur) sauf la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur ma cuisse. Quand l’aube s’est levée, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est réveillé et il n’y avait pas d’eau, alors Allah a révélé le verset du Tayammum. Usaid bin Hudair a dit : « Ce n’est pas la première bénédiction venant de toi, ô famille d’Abu Bakr. » Ensuite, nous avons fait lever le chameau sur lequel j’étais, et nous avons trouvé le collier en dessous.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله
عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ أَوْ بِذَاتِ الْجَيْشِ انْقَطَعَ عِقْدٌ لِي، فَأَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْتِمَاسِهِ، وَأَقَامَ النَّاسُ مَعَهُ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ فَأَتَى النَّاسُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ فَقَالُوا أَلاَ تَرَى مَا صَنَعَتْ عَائِشَةُ أَقَامَتْ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِالنَّاسِ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ، فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاضِعٌ رَأْسَهُ عَلَى فَخِذِي قَدْ نَامَ، فَقَالَ حَبَسْتِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسَ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ، وَلَيْسَ مَعَهُمْ مَاءٌ قَالَتْ عَائِشَةُ فَعَاتَبَنِي أَبُو بَكْرٍ، وَقَالَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ، وَجَعَلَ يَطْعُنُنِي بِيَدِهِ فِي خَاصِرَتِي، وَلاَ يَمْنَعُنِي مِنَ التَّحَرُّكِ إِلاَّ مَكَانُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَخِذِي، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَصْبَحَ عَلَى غَيْرِ مَاءٍ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ التَّيَمُّمِ فَقَالَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ مَا هِيَ بِأَوَّلِ بَرَكَتِكُمْ يَا آلَ أَبِي بَكْرٍ. قَالَتْ فَبَعَثْنَا الْبَعِيرَ الَّذِي كُنْتُ عَلَيْهِ فَإِذَا الْعِقْدُ تَحْتَهُ.
Référence : Sahih al-Bukhari 4607Réf. dans le livre : Livre 65, Hadith 129
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