Sahih al-Bukhari · Livre 65 · L’Exégèse Prophétique du Coran (Tafsîر du Prophète ﷺ)
Sahih al-Bukhari · كتاب 65 · كتاب التفسير
‘Uwaimir est allé voir 'Asim bin 'Adi, le chef des Bani Ajlan, et lui a dit : « Que penses-tu d’un homme qui trouve un autre homme avec sa femme ? Doit-il le tuer et alors tu le ferais tuer (c’est-à-dire le mari), ou que doit-il faire ? Demande, s’il te plaît, au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet pour moi. » 'Asim est alors allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » (et lui a posé la question), mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas cette question. Quand ‘Uwaimir demanda à 'Asim ce qu’avait répondu le Prophète, 'Asim répondit que le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas ce genre de question et trouvait cela honteux. ‘Uwaimir dit alors : « Par Allah, je n’arrêterai pas de demander tant que je n’aurai pas interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) moi-même. » ‘Uwaimir alla donc voir le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un homme a trouvé un autre homme avec sa femme ! Doit-il le tuer et alors tu le ferais tuer (le mari, en rétorsion), ou que doit-il faire ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Allah a révélé à propos de toi et de ta femme ce qui est dans le Coran. » Le Messager d’Allah (ﷺ) leur ordonna alors de faire la procédure de Mula’ana comme Allah l’a mentionné dans Son Livre. ‘Uwaimir fit la Mula’ana avec elle et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la gardais, je lui ferais du tort. » ‘Uwaimir divorça donc d’elle, et le divorce est devenu une tradition après eux pour ceux qui se retrouvent dans une situation de Mula’ana. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit ensuite : « Regardez ! Si elle (la femme d’Uwaimir) accouche d’un enfant noir aux grands yeux noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, alors je penserai qu’Uwaimir a dit la vérité ; mais si elle accouche d’un enfant roux ressemblant à un Wahra, alors nous considérerons qu’Uwaimir a menti sur elle. » Plus tard, elle accoucha d’un enfant ayant les caractéristiques que le Messager d’Allah (ﷺ) avait décrites comme preuve de la parole d’Uwaimir ; ainsi, l’enfant fut attribué à sa mère par la suite.
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ عُوَيْمِرًا، أَتَى عَاصِمَ بْنَ عَدِيٍّ وَكَانَ سَيِّدَ بَنِي عَجْلاَنَ فَقَالَ كَيْفَ تَقُولُونَ فِي رَجُلٍ وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَصْنَعُ سَلْ لِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَأَتَى عَاصِمٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ، فَسَأَلَهُ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَرِهَ الْمَسَائِلَ وَعَابَهَا، قَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لاَ أَنْتَهِي حَتَّى أَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَجَاءَ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ رَجُلٌ وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَصْنَعُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ الْقُرْآنَ فِيكَ وَفِي صَاحِبَتِكَ ". فَأَمَرَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْمُلاَعَنَةِ بِمَا سَمَّى اللَّهُ فِي كِتَابِهِ، فَلاَعَنَهَا ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنْ حَبَسْتُهَا فَقَدْ ظَلَمْتُهَا، فَطَلَّقَهَا، فَكَانَتْ سُنَّةً لِمَنْ كَانَ بَعْدَهُمَا فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " انْظُرُوا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَسْحَمَ أَدْعَجَ الْعَيْنَيْنِ عَظِيمَ الأَلْيَتَيْنِ خَدَلَّجَ السَّاقَيْنِ فَلاَ أَحْسِبُ عُوَيْمِرًا إِلاَّ قَدْ صَدَقَ عَلَيْهَا، وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أُحَيْمِرَ كَأَنَّهُ وَحَرَةٌ فَلاَ أَحْسِبُ عُوَيْمِرًا، إِلاَّ قَدْ كَذَبَ عَلَيْهَا ". فَجَاءَتْ بِهِ عَلَى النَّعْتِ الَّذِي نَعَتَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ تَصْدِيقِ عُوَيْمِرٍ، فَكَانَ بَعْدُ يُنْسَبُ إِلَى أُمِّهِ.
Référence : Sahih al-Bukhari 4745Réf. dans le livre : Livre 65, Hadith 267
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