Sahih Muslim · Livre 1 · Le Livre de la Foi
Sahih Muslim · كتاب 1 · كتاب الإيمان
Nous étions assis avec Omar رضي الله عنه et il a dit : « Qui parmi vous a entendu le Messager d’Allah ﷺ parler des troubles ? » Certains ont répondu : « Nous l’avons entendu. » Il a dit : « Peut-être pensez-vous aux difficultés concernant la famille ou les voisins ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Ces difficultés sont effacées par la prière, le jeûne et l’aumône. Mais qui a entendu le Prophète ﷺ décrire le trouble qui viendra comme une vague déferlante ? » Hudhayfa a dit : « Les gens se sont tus, alors j’ai répondu : “C’est moi.” » Omar a dit : « Oui, ton père était aussi pieux. » Hudhayfa a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les tentations seront présentées aux cœurs comme les tiges d’un natte, une à une. Tout cœur qui les accepte aura une tache noire, et tout cœur qui les rejette aura une marque blanche. Il y aura alors deux types de cœurs : l’un blanc comme une pierre blanche, que rien ne pourra corrompre tant que dureront les cieux et la terre ; l’autre noir et terne comme un récipient renversé, ne reconnaissant plus le bien ni rejetant le mal, mais rempli de passions. » Hudhayfa a dit à Omar : « Il y a entre toi et ce trouble une porte fermée, mais elle sera sûrement brisée. » Omar a dit : « Sera-t-elle brisée ? » J’ai répondu : « Oui, elle sera brisée. » J’ai expliqué que cette porte était une personne qui serait tuée ou mourrait. (Abu Khalid a demandé à Sa’d ce que signifiait “Aswad Murbadda” : il a répondu : “Une grande blancheur dans la noirceur.” Il a aussi demandé ce que signifiait “Alkoozu Mujakhiyyan” : il a répondu : “Un récipient retourné.”)
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ، - يَعْنِي سُلَيْمَانَ بْنَ حَيَّانَ - عَنْ سَعْدِ بْنِ طَارِقٍ، عَنْ رِبْعِيٍّ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ أَيُّكُمْ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَذْكُرُ الْفِتَنَ فَقَالَ قَوْمٌ نَحْنُ سَمِعْنَاهُ . فَقَالَ لَعَلَّكُمْ تَعْنُونَ فِتْنَةَ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَجَارِهِ قَالُوا أَجَلْ . قَالَ تِلْكَ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصِّيَامُ وَالصَّدَقَةُ وَلَكِنْ أَيُّكُمْ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَذْكُرُ الْفِتَنَ الَّتِي تَمُوجُ مَوْجَ الْبَحْرِ قَالَ حُذَيْفَةُ فَأَسْكَتَ الْقَوْمُ فَقُلْتُ أَنَا . قَالَ أَنْتَ لِلَّهِ أَبُوكَ . قَالَ حُذَيْفَةُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" تُعْرَضُ الْفِتَنُ عَلَى الْقُلُوبِ كَالْحَصِيرِ عُودًا عُودًا فَأَىُّ قَلْبٍ أُشْرِبَهَا نُكِتَ فِيهِ نُكْتَةٌ سَوْدَاءُ وَأَىُّ قَلْبٍ أَنْكَرَهَا نُكِتَ فِيهِ نُكْتَةٌ بَيْضَاءُ حَتَّى تَصِيرَ عَلَى قَلْبَيْنِ عَلَى أَبْيَضَ مِثْلِ الصَّفَا فَلاَ تَضُرُّهُ فِتْنَةٌ مَا دَامَتِ السَّمَوَاتُ وَالأَرْضُ وَالآخَرُ أَسْوَدُ مُرْبَادًّا كَالْكُوزِ مُجَخِّيًا لاَ يَعْرِفُ مَعْرُوفًا وَلاَ يُنْكِرُ مُنْكَرًا إِلاَّ مَا أُشْرِبَ مِنْ هَوَاهُ " . قَالَ حُذَيْفَةُ وَحَدَّثْتُهُ أَنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا يُوشِكُ أَنْ يُكْسَرَ . قَالَ عُمَرُ أَكَسْرًا لاَ أَبَا لَكَ فَلَوْ أَنَّهُ فُتِحَ لَعَلَّهُ كَانَ يُعَادُ . قُلْتُ لاَ بَلْ يُكْسَرُ . وَحَدَّثْتُهُ أَنَّ ذَلِكَ الْبَابَ رَجُلٌ يُقْتَلُ أَوْ يَمُوتُ . حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ . قَالَ أَبُو خَالِدٍ فَقُلْتُ لِسَعْدٍ يَا أَبَا مَالِكٍ مَا أَسْوَدُ مُرْبَادًّا قَالَ شِدَّةُ الْبَيَاضِ فِي سَوَادٍ . قَالَ قُلْتُ فَمَا الْكُوزُ مُجَخِّيًا قَالَ مَنْكُوسًا .
Référence : Sahih Muslim 369Réf. dans le livre : Livre 1, Hadith 276
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