Sahih Muslim · Livre 54 · Le Livre des Épreuves et des Signes de la Fin des Temps
Sahih Muslim · كتاب 54 · كتاب الفتن وأشراط الساعة
Nous revenions d’un pèlerinage ou d’une ‘Umra et Ibn Sayyad était avec nous. Nous avons campé à un endroit, les gens se sont dispersés et il ne restait que lui et moi. J’avais très peur de lui, car on disait qu’il était le Dajjal. Il a apporté ses affaires près des miennes et je lui ai dit : « Il fait très chaud, ne veux-tu pas les mettre sous cet arbre ? » Il l’a fait. Un troupeau de moutons est alors apparu. Il est allé chercher une tasse de lait et m’a dit : « Abu Sa'id, bois. » J’ai répondu : « Il fait très chaud et le lait est aussi chaud » (en réalité, je n’aimais pas boire de ses mains). Il a dit : « Abu Sa'id, je pense à prendre une corde, la suspendre à l’arbre et me suicider à cause de ce que disent les gens. Abu Sa'id, celui qui ignore la parole du Messager d’Allah ﷺ peut être pardonné, mais ô gens des Ansar, ce hadith du Messager d’Allah ﷺ vous est-il caché alors que vous connaissez mieux ses paroles ? Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit qu’il (le Dajjal) serait mécréant alors que je suis croyant ? N’a-t-il pas dit qu’il serait stérile et n’aurait pas d’enfants, alors que j’ai laissé mes enfants à Médine ? Le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) n’a-t-il pas dit : “Il n’entrera pas à Médine ni à La Mecque”, alors que je viens de Médine et que je veux aller à La Mecque ? » Abu Sa'id dit : « J’étais sur le point d’accepter ses excuses. » Puis il a dit : « Je sais où il naîtra et où il est maintenant. » Je lui ai alors dit : « Que ta journée se passe ainsi. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا سَالِمُ بْنُ نُوحٍ، أَخْبَرَنِي الْجُرَيْرِيُّ، عَنْ أَبِي نَضْرَةَ،
عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ خَرَجْنَا حُجَّاجًا أَوْ عُمَّارًا وَمَعَنَا ابْنُ صَائِدٍ - قَالَ - فَنَزَلْنَا
مَنْزِلاً فَتَفَرَّقَ النَّاسُ وَبَقِيتُ أَنَا وَهُوَ فَاسْتَوْحَشْتُ مِنْهُ وَحْشَةً شَدِيدَةً مِمَّا يُقَالُ عَلَيْهِ -
قَالَ - وَجَاءَ بِمَتَاعِهِ فَوَضَعَهُ مَعَ مَتَاعِي . فَقُلْتُ إِنَّ الْحَرَّ شَدِيدٌ فَلَوْ وَضَعْتَهُ تَحْتَ تِلْكَ
الشَّجَرَةِ - قَالَ - فَفَعَلَ - قَالَ - فَرُفِعَتْ لَنَا غَنَمٌ فَانْطَلَقَ فَجَاءَ بِعُسٍّ فَقَالَ اشْرَبْ
أَبَا سَعِيدٍ . فَقُلْتُ إِنَّ الْحَرَّ شَدِيدٌ وَاللَّبَنُ حَارٌّ . مَا بِي إِلاَّ أَنِّي أَكْرَهُ أَنْ أَشْرَبَ عَنْ يَدِهِ
- أَوْ قَالَ آخُذَ عَنْ يَدِهِ - فَقَالَ أَبَا سَعِيدٍ لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ آخُذَ حَبْلاً فَأُعَلِّقَهُ بِشَجَرَةٍ ثُمَّ
أَخْتَنِقَ مِمَّا يَقُولُ لِيَ النَّاسُ يَا أَبَا سَعِيدٍ مَنْ خَفِيَ عَلَيْهِ حَدِيثُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه
وسلم مَا خَفِيَ عَلَيْكُمْ مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلَسْتَ مِنْ أَعْلَمِ النَّاسِ بِحَدِيثِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله
عليه وسلم أَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" هُوَ كَافِرٌ " . وَأَنَا مُسْلِمٌ
أَوَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ عَقِيمٌ لاَ يُولَدُ لَهُ " . وَقَدْ تَرَكْتُ
وَلَدِي بِالْمَدِينَةِ أَوَ لَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَدْخُلُ الْمَدِينَةَ وَلاَ
مَكَّةَ " . وَقَدْ أَقْبَلْتُ مِنَ الْمَدِينَةِ وَأَنَا أُرِيدُ مَكَّةَ قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ حَتَّى كِدْتُ أَنْ أَعْذِرَهُ
. ثُمَّ قَالَ أَمَا وَاللَّهِ إِنِّي لأَعْرِفُهُ وَأَعْرِفُ مَوْلِدَهُ وَأَيْنَ هُوَ الآنَ . قَالَ قُلْتُ لَهُ تَبًّا لَكَ سَائِرَ
الْيَوْمِ .
Référence : Sahih Muslim 7350Réf. dans le livre : Livre 54, Hadith 114
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