Sahih Muslim · Livre 16 · Le Livre du Mariage
Sahih Muslim · كتاب 16 · كتاب النكاح
Dimad vint à La Mecque ; il appartenait à la tribu d’Azd Shanu’a et avait l’habitude de soigner ceux qui étaient sous l’emprise d’un charme. Il entendit des gens insensés de La Mecque dire que Muhammad ﷺ était ensorcelé. Il dit alors : « Si je rencontre cet homme, peut-être qu’Allah le guérira par mes mains. » Il le rencontra et dit : « Muhammad, je peux protéger celui qui est sous l’effet d’un charme, et Allah guérit qui Il veut par mes mains. Veux-tu cela ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Louange à Allah, nous Le louons, demandons Son aide ; celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, Unique, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Après cela, Dimad dit : « Répète ces paroles devant moi. » Le Messager d’Allah ﷺ les répéta trois fois. Dimad dit alors : « J’ai entendu les paroles des devins, des magiciens et des poètes, mais jamais je n’ai entendu de paroles comme les tiennes ; elles vont au fond des choses. Donne-moi ta main pour que je te prête serment d’allégeance à l’islam. » Il lui prêta donc serment. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ce serment est aussi pour ton peuple. » Il répondit : « Oui, pour mon peuple aussi. » Plus tard, une expédition envoyée par le Prophète ﷺ passa près de son peuple. Le chef de la troupe demanda : « Avez-vous trouvé quelque chose chez ces gens ? » Quelqu’un répondit : « J’ai trouvé un récipient pour l’eau. » Le chef dit : « Rendez-le, car il fait partie du peuple de Dimad. »
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، كِلاَهُمَا عَنْ عَبْدِ الأَعْلَى، - قَالَ ابْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنِي عَبْدُ الأَعْلَى، وَهُوَ أَبُو هَمَّامٍ - حَدَّثَنَا دَاوُدُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ ضِمَادًا، قَدِمَ مَكَّةَ وَكَانَ مِنْ أَزْدِ شَنُوءَةَ وَكَانَ يَرْقِي مِنْ هَذِهِ الرِّيحِ فَسَمِعَ سُفَهَاءَ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ يَقُولُونَ إِنَّ مُحَمَّدًا مَجْنُونٌ . فَقَالَ لَوْ أَنِّي رَأَيْتُ هَذَا الرَّجُلَ لَعَلَّ اللَّهَ يَشْفِيهِ عَلَى يَدَىَّ - قَالَ - فَلَقِيَهُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنِّي أَرْقِي مِنْ هَذِهِ الرِّيحِ وَإِنَّ اللَّهَ يَشْفِي عَلَى يَدِي مَنْ شَاءَ فَهَلْ لَكَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" إِنَّ الْحَمْدَ لِلَّهِ نَحْمَدُهُ وَنَسْتَعِينُهُ مَنْ يَهْدِهِ اللَّهُ فَلاَ مُضِلَّ لَهُ وَمَنْ يُضْلِلْ فَلاَ هَادِيَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ أَمَّا بَعْدُ " . قَالَ فَقَالَ أَعِدْ عَلَىَّ كَلِمَاتِكَ هَؤُلاَءِ . فَأَعَادَهُنَّ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَ مَرَّاتٍ - قَالَ - فَقَالَ لَقَدْ سَمِعْتُ قَوْلَ الْكَهَنَةِ وَقَوْلَ السَّحَرَةِ وَقَوْلَ الشُّعَرَاءِ فَمَا سَمِعْتُ مِثْلَ كَلِمَاتِكَ هَؤُلاَءِ وَلَقَدْ بَلَغْنَ نَاعُوسَ الْبَحْرِ - قَالَ - فَقَالَ هَاتِ يَدَكَ أُبَايِعْكَ عَلَى الإِسْلاَمِ - قَالَ - فَبَايَعَهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَعَلَى قَوْمِكَ " . قَالَ وَعَلَى قَوْمِي - قَالَ - فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً فَمَرُّوا بِقَوْمِهِ فَقَالَ صَاحِبُ السَّرِيَّةِ لِلْجَيْشِ هَلْ أَصَبْتُمْ مِنْ هَؤُلاَءِ شَيْئًا فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ أَصَبْتُ مِنْهُمْ مِطْهَرَةً . فَقَالَ رُدُّوهَا فَإِنَّ هَؤُلاَءِ قَوْمُ ضِمَادٍ .
Référence : Sahih Muslim 2008Réf. dans le livre : Livre 7, Hadith 58
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