Sunan Abu Dawud · Livre 13 · Le divorce
Sunan Abu Dawud · كتاب 13 · كتاب الطلاق
Zaynab a dit : J’ai rendu visite à Umm Habibah رضي الله عنها quand son père Abu Sufyan est décédé. Elle a demandé un parfum jaune contenant du safran (khaluq) ou autre chose. Elle en a mis sur une jeune fille et s’en est frotté les joues. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai aussi rendu visite à Zaynab, fille de Jahsh رضي الله عنها, quand son frère est mort. Elle a demandé du parfum et en a mis sur elle-même. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, alors qu’il était sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai entendu ma mère, Umm Salamah رضي الله عنها, dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, le mari de ma fille est mort et elle souffre des yeux ; pouvons-nous lui mettre du khôl ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Non. » Il l’a répété deux ou trois fois. À chaque fois, il a dit : « Non. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le délai d’attente est maintenant de quatre mois et dix jours. À l’époque préislamique, l’une d’entre vous jetait un morceau de fumier à la fin de l’année. » Humayd a demandé à Zaynab : « Que veux-tu dire par jeter un morceau de fumier à la fin de l’année ? » Zaynab a répondu : « Quand le mari d’une femme mourait, elle entrait dans une petite pièce et portait des vêtements usés, sans toucher au parfum ni à rien d’autre jusqu’à ce qu’une année passe. Ensuite, on lui amenait un animal, comme un âne, un mouton ou un oiseau. Elle s’en frottait le corps. L’animal ne survivait presque jamais. Ensuite, elle sortait et on lui donnait un morceau de fumier qu’elle jetait. Elle utilisait alors du parfum ou ce qu’elle voulait. » Abu Dawud a dit : Le mot arabe « hafsh » signifie une petite pièce.
حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ بِهَذِهِ الأَحَادِيثِ الثَّلاَثَةِ، قَالَتْ زَيْنَبُ دَخَلْتُ عَلَى أُمِّ حَبِيبَةَ حِينَ تُوُفِّيَ أَبُوهَا أَبُو سُفْيَانَ فَدَعَتْ بِطِيبٍ فِيهِ صُفْرَةٌ خَلُوقٌ أَوْ غَيْرُهُ فَدَهَنَتْ مِنْهُ جَارِيَةً ثُمَّ مَسَّتْ بِعَارِضَيْهَا ثُمَّ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا لِي بِالطِّيبِ مِنْ حَاجَةٍ غَيْرَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" لاَ يَحِلُّ لاِمْرَأَةٍ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ تُحِدَّ عَلَى مَيِّتٍ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ إِلاَّ عَلَى زَوْجٍ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ وَعَشْرًا " . قَالَتْ زَيْنَبُ وَدَخَلْتُ عَلَى زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ حِينَ تُوُفِّيَ أَخُوهَا فَدَعَتْ بِطِيبٍ فَمَسَّتْ مِنْهُ ثُمَّ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا لِي بِالطِّيبِ مِنْ حَاجَةٍ غَيْرَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ " لاَ يَحِلُّ لاِمْرَأَةٍ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ تُحِدَّ عَلَى مَيِّتٍ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ إِلاَّ عَلَى زَوْجٍ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ وَعَشْرًا " . قَالَتْ زَيْنَبُ وَسَمِعْتُ أُمِّي أُمَّ سَلَمَةَ تَقُولُ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ ابْنَتِي تُوُفِّيَ عَنْهَا زَوْجُهَا وَقَدِ اشْتَكَتْ عَيْنَهَا أَفَنَكْحُلُهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ " . مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا كُلُّ ذَلِكَ يَقُولُ " لاَ " . ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا هِيَ أَرْبَعَةُ أَشْهُرٍ وَعَشْرٌ وَقَدْ كَانَتْ إِحْدَاكُنَّ فِي الْجَاهِلِيَّةِ تَرْمِي بِالْبَعْرَةِ عَلَى رَأْسِ الْحَوْلِ " . قَالَ حُمَيْدٌ فَقُلْتُ لِزَيْنَبَ وَمَا تَرْمِي بِالْبَعْرَةِ عَلَى رَأْسِ الْحَوْلِ فَقَالَتْ زَيْنَبُ كَانَتِ الْمَرْأَةُ إِذَا تُوُفِّيَ عَنْهَا زَوْجُهَا دَخَلَتْ حِفْشًا وَلَبِسَتْ شَرَّ ثِيَابِهَا وَلَمْ تَمَسَّ طِيبًا وَلاَ شَيْئًا حَتَّى تَمُرَّ بِهَا سَنَةٌ ثُمَّ تُؤْتَى بِدَابَّةٍ حِمَارٍ أَوْ شَاةٍ أَوْ طَائِرٍ فَتَفْتَضُّ بِهِ فَقَلَّمَا تَفْتَضُّ بِشَىْءٍ إِلاَّ مَاتَ ثُمَّ تَخْرُجُ فَتُعْطَى بَعْرَةً فَتَرْمِي بِهَا ثُمَّ تُرَاجِعُ بَعْدُ مَا شَاءَتْ مِنْ طِيبٍ أَوْ غَيْرِهِ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ الْحِفْشُ بَيْتٌ صَغِيرٌ .
Référence : Sunan Abu Dawud 2299Réf. dans le livre : Livre 13, Hadith 125
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