Sunan Abu Dawud · Livre 20 · Les impôts, les butins et la gouvernance
Sunan Abu Dawud · كتاب 20 · كتاب الخراج والفيء والإمارة
Al-Mughirah ibn Shu’bah a dit : Omar ibn AbdulAziz a rassemblé la famille de Marwan lorsqu’il a été nommé calife, et il a dit : « Fadak appartenait au Messager d’Allah ﷺ, et il en faisait des dons, faisant preuve de générosité envers les pauvres des Banu Hashim, et finançant les mariages de ceux qui n’étaient pas mariés. Fatimah lui a demandé de le lui donner, mais il a refusé. C’est ainsi que cela est resté du vivant du Messager d’Allah ﷺ jusqu’à sa mort. Quand Abu Bakr est devenu dirigeant, il l’a géré comme le Prophète ﷺ l’avait fait jusqu’à sa mort. Puis, quand Omar ibn al-Khattab est devenu dirigeant, il l’a géré comme eux jusqu’à sa mort. Ensuite, il a été donné à Marwan comme fief, puis il est revenu à Omar ibn AbdulAziz. Omar ibn AbdulAziz a dit : “Je considère que je n’ai aucun droit sur quelque chose que le Messager d’Allah ﷺ a refusé à Fatimah, et je vous prends à témoin que je le rends à son état initial, c’est-à-dire comme à l’époque du Messager d’Allah ﷺ.” » Abu Dawud a dit : Quand ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz est devenu calife, ses revenus étaient de quarante mille dinars, et à sa mort, ils étaient de quatre cents dinars. S’il était resté en vie, cela aurait encore diminué.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْجَرَّاحِ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الْمُغِيرَةِ، قَالَ جَمَعَ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ بَنِي مَرْوَانَ حِينَ اسْتُخْلِفَ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَتْ لَهُ فَدَكُ فَكَانَ يُنْفِقُ مِنْهَا وَيَعُودُ مِنْهَا عَلَى صَغِيرِ بَنِي هَاشِمٍ وَيُزَوِّجُ مِنْهَا أَيِّمَهُمْ وَإِنَّ فَاطِمَةَ سَأَلَتْهُ أَنْ يَجْعَلَهَا لَهَا فَأَبَى فَكَانَتْ كَذَلِكَ فِي حَيَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى مَضَى لِسَبِيلِهِ فَلَمَّا أَنْ وَلِيَ أَبُو بَكْرٍ رضى الله
عنه عَمِلَ فِيهَا بِمَا عَمِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي حَيَاتِهِ حَتَّى مَضَى لِسَبِيلِهِ فَلَمَّا أَنْ وَلِيَ عُمَرُ عَمِلَ فِيهَا بِمِثْلِ مَا عَمِلاَ حَتَّى مَضَى لِسَبِيلِهِ ثُمَّ أَقْطَعَهَا مَرْوَانُ ثُمَّ صَارَتْ لِعُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ قَالَ - يَعْنِي عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ - فَرَأَيْتُ أَمْرًا مَنَعَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاطِمَةَ عَلَيْهَا السَّلاَمُ لَيْسَ لِي بِحَقٍّ وَأَنَا أُشْهِدُكُمْ أَنِّي قَدْ رَدَدْتُهَا عَلَى مَا كَانَتْ يَعْنِي عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَلِيَ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ الْخِلاَفَةَ وَغَلَّتُهُ أَرْبَعُونَ أَلْفَ دِينَارٍ وَتُوُفِّيَ وَغَلَّتُهُ أَرْبَعُمِائَةِ دِينَارٍ وَلَوْ بَقِيَ لَكَانَ أَقَلَّ .
Référence : Sunan Abu Dawud 2972Réf. dans le livre : Livre 20, Hadith 45
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