Sunan Abu Dawud · Livre 20 · Les impôts, les butins et la gouvernance
Sunan Abu Dawud · كتاب 20 · كتاب الخراج والفيء والإمارة
‘Ali رضي الله عنه m’a dit : « Veux-tu que je te raconte ce qui s’est passé entre moi et Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ ? C’était la plus chère à son cœur parmi sa famille. » J’ai répondu : « Oui. » Il dit : « Elle a tellement tourné la meule à la main que cela lui a abîmé la main, elle a tellement porté d’eau que cela a marqué le haut de sa poitrine, elle a tellement balayé la maison que ses vêtements étaient sales. Le Prophète ﷺ a acquis des esclaves. J’ai alors dit : “Si seulement tu allais voir ton père pour lui demander un serviteur.” Elle s’est donc rendue chez lui, mais elle a trouvé des gens en train de lui parler, alors elle est repartie. Le lendemain, elle y est retournée. Il lui demanda : “Quel est ton besoin ?” Mais elle garda le silence. J’ai alors dit : “Je vais t’expliquer, ô Messager d’Allah ﷺ. Elle a tellement tourné la meule que cela lui a abîmé la main, elle a tellement porté d’eau que cela a marqué sa poitrine. Quand tu as eu des esclaves, je lui ai conseillé de venir te demander un serviteur pour l’aider dans ses tâches.” Il répondit : “Crains Allah, Fatimah, accomplis ton devoir envers ton Seigneur et fais le travail de ta famille. Quand vous allez au lit, dites : ‘Gloire à Allah’ trente-trois fois, ‘Louange à Allah’ trente-trois fois, ‘Allah est le Plus Grand’ trente-quatre fois. Cela fait cent fois. Ce sera meilleur pour toi qu’un serviteur.” Elle dit : “Je suis satisfaite d’Allah, le Très-Haut, et de Son Messager ﷺ.” »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ خَلَفٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، عَنْ سَعِيدٍ، - يَعْنِي الْجُرَيْرِيَّ - عَنْ أَبِي الْوَرْدِ، عَنِ ابْنِ أَعْبُدَ، قَالَ قَالَ لِي عَلِيٌّ رضى الله عنه أَلاَ أُحَدِّثُكَ عَنِّي وَعَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَتْ مِنْ أَحَبِّ أَهْلِهِ إِلَيْهِ قُلْتُ بَلَى . قَالَ إِنَّهَا جَرَّتْ بِالرَّحَى حَتَّى أَثَّرَ فِي يَدِهَا وَاسْتَقَتْ بِالْقِرْبَةِ حَتَّى أَثَّرَ فِي نَحْرِهَا وَكَنَسَتِ الْبَيْتَ حَتَّى اغْبَرَّتْ ثِيَابُهَا فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَدَمٌ فَقُلْتُ لَوْ أَتَيْتِ أَبَاكِ فَسَأَلْتِيهِ خَادِمًا فَأَتَتْهُ فَوَجَدَتْ عِنْدَهُ حُدَّاثًا فَرَجَعَتْ فَأَتَاهَا مِنَ الْغَدِ فَقَالَ
" مَا كَانَ حَاجَتُكِ " . فَسَكَتَتْ فَقُلْتُ أَنَا أُحَدِّثُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ جَرَّتْ بِالرَّحَى حَتَّى أَثَّرَتْ فِي يَدِهَا وَحَمَلَتْ بِالْقِرْبَةِ حَتَّى أَثَّرَتْ فِي نَحْرِهَا فَلَمَّا أَنْ جَاءَكَ الْخَدَمُ أَمَرْتُهَا أَنْ تَأْتِيَكَ فَتَسْتَخْدِمَكَ خَادِمًا يَقِيهَا حَرَّ مَا هِيَ فِيهِ . قَالَ " اتَّقِي اللَّهَ يَا فَاطِمَةُ وَأَدِّي فَرِيضَةَ رَبِّكِ وَاعْمَلِي عَمَلَ أَهْلِكِ فَإِذَا أَخَذْتِ مَضْجَعَكِ فَسَبِّحِي ثَلاَثًا وَثَلاَثِينَ وَاحْمَدِي ثَلاَثًا وَثَلاَثِينَ وَكَبِّرِي أَرْبَعًا وَثَلاَثِينَ فَتِلْكَ مِائَةٌ فَهِيَ خَيْرٌ لَكِ مِنْ خَادِمٍ " . قَالَتْ رَضِيتُ عَنِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَعَنْ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم .
Référence : Sunan Abu Dawud 2988Réf. dans le livre : Livre 20, Hadith 61
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