Sunan Abu Dawud · Livre 40 · Les peines légales (hudûd)
Sunan Abu Dawud · كتاب 40 · كتاب الحدود
Je suis allé voir le Prophète ﷺ avec deux hommes des Ash‘ariyyin, l’un à ma droite et l’autre à ma gauche. Tous deux lui ont demandé un poste. Le Prophète ﷺ est resté silencieux. Il a demandé : « Qu’en dis-tu, Abu Musa, ou ‘Abd Allah b. Qais (le nom d’Abu Musa) ? » J’ai répondu : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, ils ne m’ont rien dit de ce qu’ils avaient dans le cœur, et je ne savais pas qu’ils allaient demander un poste. » Je me souviens encore qu’il avait son siwak sous la lèvre, qui s’est reculée. Le Prophète ﷺ a dit : « Nous ne confierons jamais notre travail à quelqu’un qui le demande. Mais vas-y, Abu Musa, ou ‘Abd Allah b. Qais. » Il l’a alors envoyé comme gouverneur du Yémen. Après lui, il a envoyé Mu‘adh b. Jabal. Quand Mu‘adh est arrivé, il lui a dit : « Descends », et il lui a mis un coussin. Il a vu qu’un homme était enchaîné avec lui. Il a demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « C’était un Juif qui a embrassé l’islam, puis il est revenu à sa religion, une mauvaise religion. » Il a dit : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué selon la décision d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Il a dit : « Oui, assieds-toi. » Il a répété : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué selon la décision d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Il l’a dit trois fois. Il a alors ordonné qu’il soit tué. Ensuite, tous deux ont discuté de la prière et de la veille nocturne. L’un d’eux, probablement Mu‘adh, a dit : « Pour ma part, je dors et je veille ; je veille et je dors ; j’espère la même récompense pour mon sommeil que pour ma veille. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، وَمُسَدَّدٌ، قَالاَ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، - قَالَ مُسَدَّدٌ - حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ خَالِدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، قَالَ قَالَ أَبُو مُوسَى أَقْبَلْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعِي رَجُلاَنِ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ أَحَدُهُمَا عَنْ يَمِينِي وَالآخَرُ عَنْ يَسَارِي فَكِلاَهُمَا سَأَلَ الْعَمَلَ وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَاكِتٌ فَقَالَ
" مَا تَقُولُ يَا أَبَا مُوسَى " . أَوْ " يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ " . قُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا أَطْلَعَانِي عَلَى مَا فِي أَنْفُسِهِمَا وَمَا شَعَرْتُ أَنَّهُمَا يَطْلُبَانِ الْعَمَلَ . قَالَ وَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى سِوَاكِهِ تَحْتَ شَفَتِهِ قَلَصَتْ قَالَ " لَنْ نَسْتَعْمِلَ - أَوْ لاَ نَسْتَعْمِلُ - عَلَى عَمَلِنَا مَنْ أَرَادَهُ وَلَكِنِ اذْهَبْ أَنْتَ يَا أَبَا مُوسَى أَوْ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ " . فَبَعَثَهُ عَلَى الْيَمَنِ ثُمَّ أَتْبَعَهُ مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ قَالَ فَلَمَّا قَدِمَ عَلَيْهِ مُعَاذٌ قَالَ انْزِلْ . وَأَلْقَى لَهُ وِسَادَةً فَإِذَا رَجُلٌ عِنْدَهُ مُوثَقٌ قَالَ مَا هَذَا قَالَ هَذَا كَانَ يَهُودِيًّا فَأَسْلَمَ ثُمَّ رَاجَعَ دِينَهُ دِينَ السُّوءِ . قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى يُقْتَلَ قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ . قَالَ اجْلِسْ نَعَمْ . قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى يُقْتَلَ قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ . ثَلاَثَ مَرَّاتٍ فَأَمَرَ بِهِ فَقُتِلَ ثُمَّ تَذَاكَرَا قِيَامَ اللَّيْلِ فَقَالَ أَحَدُهُمَا مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ أَمَّا أَنَا فَأَنَامُ وَأَقُومُ - أَوْ أَقُومُ وَأَنَامُ - وَأَرْجُو فِي نَوْمَتِي مَا أَرْجُو فِي قَوْمَتِي .
Référence : Sunan Abu Dawud 4354Réf. dans le livre : Livre 40, Hadith 4
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