Sunan Abu Dawud #4361 · Les peines légales (hudûd)

Sunan Abu DawudIbn Abbas
Sunan Abu Dawud · Livre 40 · Les peines légales (hudûd)
Sunan Abu Dawud · كتاب 40 · كتاب الحدود
Un homme aveugle avait une esclave qui insultait le Prophète ﷺ et le rabaissait. Il l’en empêchait mais elle ne s’arrêtait pas. Il la réprimandait mais elle ne cessait pas. Une nuit, elle a recommencé à insulter et à calomnier le Prophète ﷺ. Alors il a pris un couteau, l’a posé sur son ventre, a appuyé et l’a tuée. Un enfant qui était entre ses jambes a été éclaboussé par le sang. Au matin, le Prophète ﷺ a été informé. Il a rassemblé les gens et a dit : « Par Allah, que l’homme qui a fait cela se lève, je l’en conjure par mon droit sur lui. » L’homme s’est levé, tremblant, et s’est assis devant le Prophète ﷺ. Il a dit : « Messager d’Allah ! Je suis son maître ; elle t’insultait et te rabaissait. Je l’en empêchais, mais elle ne s’arrêtait pas. Je la réprimandais, mais elle ne cessait pas. J’ai deux fils d’elle, comme des perles, et elle était ma compagne. La nuit dernière, elle a recommencé à t’insulter et à te calomnier. Alors j’ai pris un couteau, je l’ai posé sur son ventre et j’ai appuyé jusqu’à la tuer. » Le Prophète ﷺ a dit : « Soyez témoins, aucun châtiment n’est exigé pour son sang. »
حَدَّثَنَا عَبَّادُ بْنُ مُوسَى الْخُتَّلِيُّ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ الْمَدَنِيُّ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ عُثْمَانَ الشَّحَّامِ، عَنْ عِكْرِمَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، أَنَّ أَعْمَى، كَانَتْ لَهُ أُمُّ وَلَدٍ تَشْتُمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَتَقَعُ فِيهِ فَيَنْهَاهَا فَلاَ تَنْتَهِي وَيَزْجُرُهَا فَلاَ تَنْزَجِرُ - قَالَ - فَلَمَّا كَانَتْ ذَاتَ لَيْلَةٍ جَعَلَتْ تَقَعُ فِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَتَشْتِمُهُ فَأَخَذَ الْمِغْوَلَ فَوَضَعَهُ فِي بَطْنِهَا وَاتَّكَأَ عَلَيْهَا فَقَتَلَهَا فَوَقَعَ بَيْنَ رِجْلَيْهَا طِفْلٌ فَلَطَخَتْ مَا هُنَاكَ بِالدَّمِ فَلَمَّا أَصْبَحَ ذُكِرَ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَمَعَ النَّاسَ فَقَالَ ‏
"‏ أَنْشُدُ اللَّهَ رَجُلاً فَعَلَ مَا فَعَلَ لِي عَلَيْهِ حَقٌّ إِلاَّ قَامَ ‏"‏ ‏.‏ فَقَامَ الأَعْمَى يَتَخَطَّى النَّاسَ وَهُوَ يَتَزَلْزَلُ حَتَّى قَعَدَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا صَاحِبُهَا كَانَتْ تَشْتِمُكَ وَتَقَعُ فِيكَ فَأَنْهَاهَا فَلاَ تَنْتَهِي وَأَزْجُرُهَا فَلاَ تَنْزَجِرُ وَلِي مِنْهَا ابْنَانِ مِثْلُ اللُّؤْلُؤَتَيْنِ وَكَانَتْ بِي رَفِيقَةً فَلَمَّا كَانَتِ الْبَارِحَةَ جَعَلَتْ تَشْتِمُكَ وَتَقَعُ فِيكَ فَأَخَذْتُ الْمِغْوَلَ فَوَضَعْتُهُ فِي بَطْنِهَا وَاتَّكَأْتُ عَلَيْهَا حَتَّى قَتَلْتُهَا ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ اشْهَدُوا أَنَّ دَمَهَا هَدَرٌ ‏"‏ ‏.‏
Référence : Sunan Abu Dawud 4361Réf. dans le livre : Livre 40, Hadith 11