Sunan Abu Dawud · Livre 40 · Les peines légales (hudûd)
Sunan Abu Dawud · كتاب 40 · كتاب الحدود
J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ le matin de la conquête de La Mecque alors que j’étais un jeune garçon. Il marchait parmi les gens, cherchant le camp de Khalid ibn al-Walid. Un homme qui avait bu du vin a été amené devant lui et il a ordonné qu’on le frappe. Alors ils l’ont frappé avec ce qu’ils avaient sous la main. Certains l’ont frappé avec des fouets, d’autres avec des bâtons et d’autres avec des sandales. Le Messager d’Allah ﷺ a jeté de la poussière sur son visage. Lorsqu’un homme qui avait bu du vin a été amené devant Abu Bakr, il a demandé aux gens combien de coups ils lui avaient donnés. Ils ont compté quarante. Donc Abu Bakr lui a donné quarante coups. Quand Umar est devenu calife, Khalid ibn al-Walid lui a écrit : « Les gens sont devenus accros à la consommation de vin et ils prennent à la légère la peine prescrite et sa sanction. » Il a dit : « Ils sont avec toi, demande-leur. » Les premiers immigrés qui avaient embrassé l’islam étaient avec lui. Il les a consultés et ils sont tombés d’accord sur le fait qu’un buveur devait recevoir quatre-vingts coups. Ali a dit : « Quand un homme boit du vin, il ment. Je pense donc qu’il faut lui appliquer la même peine que pour le mensonge. » Abu Dawud a dit : ‘Uqail b. Khalid a inclus dans la chaîne de ce récit : « ‘Abd Allah b. ‘Abd al-Rahman b. al-Azhar, de son père » entre al-Zuhri et Ibn al-Azhar.
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَزْهَرَ، قَالَ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَدَاةَ الْفَتْحِ وَأَنَا غُلاَمٌ شَابٌّ يَتَخَلَّلُ النَّاسَ يَسْأَلُ عَنْ مَنْزِلِ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ فَأُتِيَ بِشَارِبٍ فَأَمَرَهُمْ فَضَرَبُوهُ بِمَا فِي أَيْدِيهِمْ فَمِنْهُمْ مَنْ ضَرَبَهُ بِالسَّوْطِ وَمِنْهُمْ مَنْ ضَرَبَهُ بِعَصًا وَمِنْهُمْ مَنْ ضَرَبَهُ بِنَعْلِهِ وَحَثَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم التُّرَابَ فَلَمَّا كَانَ أَبُو بَكْرٍ أُتِيَ بِشَارِبٍ فَسَأَلَهُمْ عَنْ ضَرْبِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّذِي ضَرَبَهُ فَحَزَرُوهُ أَرْبَعِينَ فَضَرَبَ أَبُو بَكْرٍ أَرْبَعِينَ فَلَمَّا كَانَ عُمَرُ كَتَبَ إِلَيْهِ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ إِنَّ النَّاسَ قَدِ انْهَمَكُوا فِي الشُّرْبِ وَتَحَاقَرُوا الْحَدَّ وَالْعُقُوبَةَ . قَالَ هُمْ عِنْدَكَ فَسَلْهُمْ . وَعِنْدَهُ الْمُهَاجِرُونَ الأَوَّلُونَ فَسَأَلَهُمْ فَأَجْمَعُوا عَلَى أَنْ يَضْرِبَ ثَمَانِينَ . قَالَ وَقَالَ عَلِيٌّ إِنَّ الرَّجُلَ إِذَا شَرِبَ افْتَرَى فَأَرَى أَنْ يَجْعَلَهُ كَحَدِّ الْفِرْيَةِ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ أَدْخَلَ عُقَيْلُ بْنُ خَالِدٍ بَيْنَ الزُّهْرِيِّ وَبَيْنَ ابْنِ الأَزْهَرِ فِي هَذَا الْحَدِيثِ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَزْهَرِ عَنْ أَبِيهِ .
Référence : Sunan Abu Dawud 4489Réf. dans le livre : Livre 40, Hadith 139
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