Sunan Ibn Majah #3930 · Les épreuves

Sunan Ibn MajahSumait bin Sumair
Sunan Ibn Majah · Livre 36 · Les épreuves
Sunan Ibn Majah · كتاب 36 · كتاب الفتن
Nafi’ bin Azraq et ses compagnons sont venus et ont dit : « Tu es perdu, ô ‘Imran ! » Il (‘Imran) a répondu : « Je ne suis pas perdu. » Ils ont insisté : « Si, tu l’es. » J’ai demandé : « Pourquoi serais-je perdu ? » Ils ont dit : « Allah dit : “Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Fitnah (mécréance et polythéisme, c’est-à-dire adorer autre qu’Allah), et que la religion soit entièrement à Allah seul.” [8:39] » Il a répondu : « Nous les avons combattus jusqu’à ce qu’ils soient vaincus et que la religion soit entièrement à Allah seul. Si vous voulez, je peux vous raconter un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » Ils ont demandé : « L’as-tu vraiment entendu du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. J’étais avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il avait envoyé une armée de musulmans contre les idolâtres. Quand ils se sont rencontrés, ils se sont battus violemment, et les idolâtres ont pris la fuite. Un homme de ma famille a attaqué un idolâtre avec une lance, et quand il a été vaincu, l’idolâtre a dit : “J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, je suis musulman.” Mais il l’a quand même poignardé et tué. Il est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, je suis perdu.” Il a demandé : “Qu’as-tu fait ?” une ou deux fois. Il lui a expliqué ce qu’il avait fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Pourquoi n’as-tu pas ouvert son ventre pour voir ce qu’il avait dans le cœur ?” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah, si seulement j’avais pu ouvrir son ventre pour savoir ce qu’il avait dans le cœur.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Tu n’as pas accepté ce qu’il disait, et tu ne pouvais pas savoir ce qu’il avait dans le cœur !” Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien dit d’autre à son sujet, et peu de temps après, il est mort. Nous l’avons enterré, mais le lendemain matin, il était à la surface de la terre. Ils ont dit : “Peut-être qu’un ennemi l’a déterré.” Nous l’avons donc réenterré et avons demandé à nos esclaves de surveiller. Mais le lendemain matin, il était encore à la surface de la terre. Nous avons pensé que les esclaves s’étaient endormis. Nous l’avons enterré à nouveau et cette fois, nous avons surveillé nous-mêmes, mais le lendemain matin, il était encore à la surface de la terre. Alors nous l’avons jeté dans un des ravins de la montagne. »
حَدَّثَنَا سُوَيْدُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنِ السُّمَيْطِ بْنِ السُّمَيْرِ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ الْحُصَيْنِ، قَالَ أَتَى نَافِعُ بْنُ الأَزْرَقِ وَأَصْحَابُهُ فَقَالُوا هَلَكْتَ يَا عِمْرَانُ ‏.‏ قَالَ مَا هَلَكْتُ ‏.‏ قَالُوا بَلَى ‏.‏ قَالَ مَا الَّذِي أَهْلَكَنِي قَالُوا قَالَ اللَّهُ ‏{وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ وَيَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ}‏ ‏.‏ قَالَ قَدْ قَاتَلْنَاهُمْ حَتَّى نَفَيْنَاهُمْ فَكَانَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ إِنْ شِئْتُمْ حَدَّثْتُكُمْ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ‏.‏ قَالُوا وَأَنْتَ سَمِعْتَهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ‏.‏ قَالَ نَعَمْ شَهِدْتُ رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وَقَدْ بَعَثَ جَيْشًا مِنَ الْمُسْلِمِينَ إِلَى الْمُشْرِكِينَ فَلَمَّا لَقُوهُمْ قَاتَلُوهُمْ قِتَالاً شَدِيدًا فَمَنَحُوهُمْ أَكْتَافَهُمْ فَحَمَلَ رَجُلٌ مِنْ لُحْمَتِي عَلَى رَجُلٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ بِالرُّمْحِ فَلَمَّا غَشِيَهُ قَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ إِنِّي مُسْلِمٌ فَطَعَنَهُ فَقَتَلَهُ فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكْتُ قَالَ ‏
"‏ وَمَا الَّذِي صَنَعْتَ ‏"‏ ‏.‏ مَرَّةً أَوْ مَرَّتَيْنِ فَأَخْبَرَهُ بِالَّذِي صَنَعَ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ‏"‏ فَهَلاَّ شَقَقْتَ عَنْ بَطْنِهِ فَعَلِمْتَ مَا فِي قَلْبِهِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ شَقَقْتُ بَطْنَهُ أَكُنْتُ أَعْلَمُ مَا فِي قَلْبِهِ قَالَ ‏"‏ فَلاَ أَنْتَ قَبِلْتَ مَا تَكَلَّمَ بِهِ وَلاَ أَنْتَ تَعْلَمُ مَا فِي قَلْبِهِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَسَكَتَ عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ فَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ يَسِيرًا حَتَّى مَاتَ فَدَفَنَّاهُ فَأَصْبَحَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ فَقَالُوا لَعَلَّ عَدُوًّا نَبَشَهُ فَدَفَنَّاهُ ثُمَّ أَمَرْنَا غِلْمَانَنَا يَحْرُسُونَهُ فَأَصْبَحَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ فَقُلْنَا لَعَلَّ الْغِلْمَانَ نَعَسُوا فَدَفَنَّاهُ ثُمَّ حَرَسْنَاهُ بِأَنْفُسِنَا فَأَصْبَحَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ فَأَلْقَيْنَاهُ فِي بَعْضِ تِلْكَ الشِّعَابِ ‏.‏
Référence : Sunan Ibn Majah 3930Réf. dans le livre : Livre 36, Hadith 4