Sunan Ibn Majah #4303 · L’ascèse (zuhd)

Sunan Ibn MajahAbu Sallam Al-Habashi
Sunan Ibn Majah · Livre 37 · L’ascèse (zuhd)
Sunan Ibn Majah · كتاب 37 · كتاب الزهد
‘Umar ibn ‘Abdul-‘Aziz m’a fait venir, et je suis venu à lui sur l’animal utilisé pour le courrier rapide. Quand je suis arrivé, il m’a dit : “Nous t’avons causé des désagréments, ô Abu Sallam.” J’ai répondu : “Oui, par Allah, ô Commandeur des Croyants !” Il a dit : “Par Allah, nous ne voulions pas te causer de peine, mais il y a un hadith que j’ai entendu dire que tu rapportes de Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), à propos du bassin, et je voulais l’entendre directement de toi.” J’ai dit : “Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Mon bassin est (plus large que) la distance entre Aïlah et Aden. Il est plus blanc que le lait et plus doux que le miel, et ses coupes sont aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel. Celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Les premiers à venir y boire seront les pauvres Mouhajirines, avec des vêtements sales et les cheveux ébouriffés, qui n’épousent pas de femmes raffinées et à qui aucune porte n’est ouverte.’” ‘Umar a pleuré jusqu’à ce que sa barbe soit mouillée, puis il a dit : “Mais moi, j’ai épousé des femmes raffinées et des portes me sont ouvertes. Je ne laverai donc pas les vêtements que je porte jusqu’à ce qu’ils soient sales, et je ne peignerai pas mes cheveux jusqu’à ce qu’ils soient ébouriffés.”
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ خَالِدٍ الدِّمَشْقِيُّ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُهَاجِرٍ، حَدَّثَنِي الْعَبَّاسُ بْنُ سَالِمٍ الدِّمَشْقِيُّ، نُبِّئْتُ عَنْ أَبِي سَلاَّمٍ الْحَبَشِيِّ، قَالَ بَعَثَ إِلَىَّ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ فَأَتَيْتُهُ عَلَى بَرِيدٍ فَلَمَّا قَدِمْتُ عَلَيْهِ قَالَ لَقَدْ شَقَقْنَا عَلَيْكَ يَا أَبَا سَلاَّمٍ فِي مَرْكَبِكَ ‏.‏ قَالَ أَجَلْ وَاللَّهِ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ ‏.‏ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ الْمَشَقَّةَ عَلَيْكَ وَلَكِنْ حَدِيثٌ بَلَغَنِي أَنَّكَ تُحَدِّثُ بِهِ عَنْ ثَوْبَانَ مَوْلَى رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ فِي الْحَوْضِ فَأَحْبَبْتُ أَنْ تُشَافِهَنِي بِهِ ‏.‏ قَالَ فَقُلْتُ حَدَّثَنِي ثَوْبَانُ مَوْلَى رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ قَالَ ‏
"‏ إِنَّ حَوْضِي مَا بَيْنَ عَدَنَ إِلَى أَيْلَةَ أَشَدُّ بَيَاضًا مِنَ اللَّبَنِ وَأَحْلَى مِنَ الْعَسَلِ أَوَانِيهِ كَعَدَدِ نُجُومِ السَّمَاءِ مَنْ شَرِبَ مِنْهُ شَرْبَةً لَمْ يَظْمَأْ بَعْدَهَا أَبَدًا وَأَوَّلُ مَنْ يَرِدُهُ عَلَىَّ فُقَرَاءُ الْمُهَاجِرِينَ الدُّنْسُ ثِيَابًا وَالشُّعْثُ رُءُوسًا الَّذِينَ لاَ يَنْكِحُونَ الْمُنَعَّمَاتِ وَلاَ يُفْتَحُ لَهُمُ السُّدَدُ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَبَكَى عُمَرُ حَتَّى اخْضَلَّتْ لِحْيَتُهُ ثُمَّ قَالَ لَكِنِّي قَدْ نَكَحْتُ الْمُنَعَّمَاتِ وَفُتِحَتْ لِيَ السُّدَدُ لاَ جَرَمَ أَنِّي لاَ أَغْسِلُ ثَوْبِي الَّذِي عَلَى جَسَدِي حَتَّى يَتَّسِخَ وَلاَ أَدْهُنُ رَأْسِي حَتَّى يَشْعَثَ ‏.‏
Référence : Sunan Ibn Majah 4303Réf. dans le livre : Livre 37, Hadith 204