Sunan Ibn Majah · Livre 6 · Les chapitres des funérailles
Sunan Ibn Majah · كتاب 6 · كتاب الجنائز
Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, Abou Bakr était avec sa femme, la fille de Kharijah, dans les villages autour de Médine. Les gens ont commencé à dire : « Le Prophète (ﷺ) n’est pas mort, il a seulement été frappé par ce qui lui arrivait lors de la Révélation. » Alors Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Prophète (ﷺ), l’a embrassé entre les yeux et a dit : « Tu es trop noble devant Allah pour qu’Il te fasse mourir deux fois. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) est bien mort. » ‘Umar était dans un coin de la mosquée et disait : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort et il ne mourra jamais avant que la plupart des hypocrites n’aient les mains et les pieds coupés. » Puis Abou Bakr s’est levé, est monté sur le minbar et a dit : « Celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. “Muhammad n’est qu’un Messager, et des Messagers sont passés avant lui. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous revenir sur vos pas (en reniant la foi) ? Et celui qui revient sur ses pas ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera les reconnaissants.” » [3:144] ‘Umar a dit : « C’est comme si je n’avais jamais lu ce verset avant ce jour-là. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وَأَبُو بَكْرٍ عِنْدَ امْرَأَتِهِ ابْنَةِ خَارِجَةَ بِالْعَوَالِي فَجَعَلُوا يَقُولُونَ لَمْ يَمُتِ النَّبِيُّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ إِنَّمَا هُوَ بَعْضُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ عِنْدَ الْوَحْىِ . فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ عَنْ وَجْهِهِ وَقَبَّلَ بَيْنَ عَيْنَيْهِ وَقَالَ أَنْتَ أَكْرَمُ عَلَى اللَّهِ مِنْ أَنْ يُمِيتَكَ مَرَّتَيْنِ قَدْ وَاللَّهِ مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ . وَعُمَرُ فِي نَاحِيَةِ الْمَسْجِدِ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وَلاَ يَمُوتُ حَتَّى يَقْطَعَ أَيْدِيَ أُنَاسٍ مِنَ الْمُنَافِقِينَ كَثِيرٍ وَأَرْجُلَهُمْ . فَقَامَ أَبُو بَكْرٍ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ فَقَالَ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لَمْ يَمُتْ وَمَنْ كَانَ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ {وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ} . قَالَ عُمَرُ فَلَكَأَنِّي لَمْ أَقْرَأْهَا إِلاَّ يَوْمَئِذٍ .
Référence : Sunan Ibn Majah 1627Réf. dans le livre : Livre 6, Hadith 195
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